20 oct. 2012

Lettre de Me Newton Saint Juste à l’Ambassadeur Français en Haïti, Didier Lebret ainsi que François Hollande


saint 

Je m’empresse de vous faire part de mon indignation suite à vos récentes percées médiatiques sur la situation politique de la République d’Haïti. Je suppose qu’en votre qualité de diplomate, vous connaissez mieux que quiconque les cinq missions assignées par de l’article 3 de la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques du 18 avril 1961 à tous les diplomates du monde civilisé :


 - Représenter l’Etat accréditant auprès de l’Etat accréditaire;


- Protéger dans l’Etat accréditaire les intérêts de l’Etat accréditant et de ses ressortissants, dans les limites admises par le droit international;

- Négocier avec le gouvernement de l’Etat accréditaire;

- S’informer par tous les moyens licites des conditions et de l’évolution des événements dans l’Etat accréditaire et faire rapport à ce sujet au Gouvernement de l’Etat accréditant;

- Promouvoir des relations amicales et développer les relations économiques, culturelles et scientifiques entre l’Etat accréditant et l’Etat accréditaire.


Monsieur l’Ambassadeur,

Vos comportements, agissements et déclarations constituent aussi et surtout  une violation de l’article 41-1 et du paragraphe 4-5 de la  susdite Convention qui précise :

« « Sans préjudice de leurs privilèges et immunités, toutes les personnes qui bénéficient de ces privilèges et immunités ont le devoir de respecter les lois et règlements de l’Etat accréditaire. Elles ont également le devoir de ne pas s’immiscer dans les affaires intérieures de cet Etat » ».

Vous avez délibérément choisi d’oublier les dispositions de cette Convention dans l’unique but de vilipender la Dignité, l’Honneur et la Souveraineté du Peuple haïtien avec la complicité de ses dirigeants qui au lieu de défendre ses intérêts  préfèrent ne jurer que par votre Amitié, non pas celle de la France. Bref, Vous vous comportez plus en militant politique qu’en Ambassadeur.


Monsieur l’Ambassadeur,

Votre ingérence dans les affaires de mon Pays me fait revivre les affres de la colonisation. Et, à la veille de la 206ème commémoration de l’assassinat de Jean Jacques Dessalines, Père Fondateur de cette Patrie, qui sera toujours l’objet de vos ressentiments, souffrez que je vous rappelle que le temps où vos Pères colonisateurs imposaient à mes ancêtres l’inhumaine loi de l’esclavage comme facteur civilisateur sont révolus.

Comparable à un passager endormi emporté par le cours du fleuve de l’Histoire et feignant d’ignorer que l’irréversibilité est la clé de l’Histoire, vous vous réveillez deux siècles plus tard avec le code noir comme seule boussole. Quelle disgrâce !

Monsieur l’Ambassadeur,

Souffrez enfin que je vous rappelle que la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques du 18 avril 1961 est une conquête de l’humanité dans sa lutte continue pour la sauvegarde du Droit des Peuples à disposer d’eux-mêmes. A ce titre, votre volonté de la réécrire avec l’encre de ce passé déshumanisant n’est pas digne de la France moderne qui se targue souvent voire toujours d’être la terre des Droits de l’homme.

N’en déplaise à ceux-là qui vous vouent allégeance au grand dam des Intérêts Supérieurs du Peuple haïtien qu’ils confondent avec votre amitié, je vous dis crânement que ce Pays ne se résume pas au cercle très réduit de vos petits copains.

En attendant que vos Supérieurs Hiérarchiques soient formellement saisis de ces violations dont vous êtes l’auteur depuis votre arrivée en Haïti, je vous préviens déjà que ce dossier sera également  porté par devant les prochains Pays où vous serez accrédité. Ce, aux fins de droit.

Newton Saint-Juste adresse également  correspondance au président Français François Hollande

Son Excellence François HOLLANDE

Président de la République française


Excellence,

Le Citoyen haïtien Newton Louis ST JUSTE, avocat au Barreau de Port-au-Prince, propriétaire, demeurant et domicilié au Vir Bonus Cabinet d’Avocats Associés, sis au # 74, Rue S. Archer, Pétion-Ville, vous présente ses compliments et vous prie de recevoir en annexe et aux fins utiles la copie de la correspondance adressée à l’Ambassadeur de la France en 
Haïti, Monsieur Didier LE BRET, à titre de protestation contre son ingérence dans les affaires politiques de la République d’Haïti, contrairement aux articles 3 et 41-1 de la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques du 18 avril 1961.

Pour ce faire, le Citoyen haïtien Newton Louis ST JUSTE vous requiert, Excellence, d’adopter  les mesures appropriées contre l’Ambassadeur susdit qui s’est révélé indigne de la France moderne.

Le chef de l’Etat s’en prend à l’opposition et garde jalousement "son" CEP

  

 Michel Martelly, le Premier ministre Lamothe et plusieurs autres officiels en tenue décontractée pour saluer la mémoire de l’Empereur Jean-Jacques Dessalines, à l’occasion du 206e anniversaire de son assassinat


Le chef de l’Etat, Michel Martelly, qui fait face depuis plusieurs semaines à un mouvement de contestation, a choisi mercredi la commémoration du 206e anniversaire de l’assassinat du père de la patrie, Jean-Jacques Dessalines, pour condamner les manifestations en cascade de l’opposition et réaffirmer avec force sa volonté de maintenir le Conseil électoral permanent contesté.

« Fini le temps des grands discours, des mensonges et des manipulations. L’heure est à l’action », a lancé, avec des gestes de comédien, le Président de la république en jeans et bras de chemise à Marchand-Dessalines (Artibonite, nord), première capitale noire de l’histoire où l’ambiance n’était guère à la solennité traditionnelle.

"Le Conseil électoral permanent est formé définitivement", a du même souffle déclaré Martelly en laissant entendre que les manifestations de rue orchestrées contre lui visaient à déstabiliser son régime et à l’empêcher d’atteindre ses objectifs.

Avant Marchand-Dessalines, le dirigeant haïtien avait déposé une gerbe de fleurs au Pont-Rouge (entrée nord de la capitale), l’endroit où fut assassiné l’Empereur Jean-Jacques Dessalines, le 17 octobre 1806. Par la suite, il avait, devant plusieurs centaines d’enfants réunis au Palais National, présidé une cérémonie axée sur la priorité qu’accorde le pouvoir à l’éducation.

Bizarrement, au cours de cette première partie de la journée, Michel Martelly était en tenue de ville tandis que le Premier ministre Laurent Lamothe ne portait qu’une simple chemise décontractée.

Haïti/Justice: Des hommes de loi persécutés pour des accusations contre la famille présidentielle


Me Newton Saint-Juste et Me André Michel, deux avocats accusant la famille présidentielle de dilapidation des fonds du trésor public à travers des programmes bidons


Me André Michel se félicite de la solidarité exprimée par des organisations internationales de juristes et de droits humains, la classe politique et la société civile haïtiennes à leur égard, lui et son collègue Newton Saint-Juste opposés à la famille présidentielle.

Me Michel, qui affirme être toujours l’objet de menaces de la part de proches du pouvoir, se dit déterminé à poursuivre la famille du chef de l’état notamment son épouse Sophia Saint-Rémy Martelly et son fils ainé Olivier Martelly accusés  de dilapidation des fonds du trésor public à travers des programmes bidons.


Par ailleurs, Me André Michel a dénoncé le comportement du représentant du secrétaire général de l’ONU dans le pays et chef de la Minustah, Mariano Fernandez, qui a renouvelé cette semaine le soutien des Nations Unies au président Michel Martelly.

Haïti/Japon-Coopération: Wilson Laleau tente de rassurer


Wilson Laleau, Ministre du Commerce et de l’Industrie


Le Ministre du commerce et de l’industrie, Wilson Laleau, a rassuré la population quant à la qualité du riz importé dans le cadre de la coopération japonaise.

Selon M. Laleau, le BMPAD (Bureau de Monétisation des Programmes d’Aide au Développement) a mené des investigations sur les rumeurs  selon lesquelles les 288 mille sacs de riz octroyés par le japon contiendraient des traces de césium radioactif.


Ce riz n’a pas été cultivé dans la zone de la centrale nucléaire Fukushima, il a été importé des Etats-Unis par le gouvernement nippon, a rassuré le Ministre Wilson Laleau qui, dans la foulée, a annoncé l’ouverture prochaine d’un bureau des normes au niveau du Ministère du commerce pour contrôler la qualité des produits qui arrivent sur le marché local.

Le titulaire du MCI a par ailleurs confirmé la baisse du prix du riz sur le marché, soulignant que des efforts sont en cours afin de provoquer la chute des prix d’autres produits alimentaires sensibles.